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La curiosité, une raison de vivre
Couv plat 1 Real Book-2
La honte Folio essais
La nouvelle surprise de l'amour
L'autre vie d'Orwell
Eloge de l'apostat ou La réinvention de soi
La curiosité, une raison de vivre

La curiosité

Autrement, coll. Les grands mots, 2019

« La curiosité a mauvaise réputation. Loin d’une passion triste et voyeuriste, Jean-Pierre Martin l’envisage surtout comme une vertu, un élan salutaire.
Avec l’étonnement ou le doute – sources de l’activité philosophique –, la curiosité provoque la rencontre d’un objet inattendu, jusque-là exclu de notre pensée. Elle va de question en question. Au désir de savoir, elle oppose une surprise. Elle va plus loin encore. Elle s’insurge contre l’indifférence. Son étymologie (cura) nous dit qu’elle prend soin du monde. Invitant à une conversion du regard, elle est une manière de penser, mais aussi une raison de vivre. »

Couv plat 1 Real Book-2

Real Book, Autopianographie

Seuil, Coll. Fiction & Cie, 2019

« Autopianographie » : écrire un récit de soi au piano comme on improvise un chorus, raconter une existence à partir du rapport entre quatre-vingt-huit touches d’ivoire et les dix doigts qui les ont approchées avec ferveur.
L’auteur de ce récit a beaucoup fréquenté les pianos. Ce n’est pas un musicien professionnel. Plutôt un pianoteur. Après avoir tenté, sur le tard, de « faire pianiste de jazz », il a renoncé. Pas tout à fait cependant. Son amour intermittent du piano a pris mille formes, passant par tous les stades d’une relation passionnelle et dévoratrice : élans, déceptions, ruptures, retrouvailles enflammées… Désormais, l’amant maintes fois éconduit est résolu à poursuivre, coûte que coûte, l’objet de son désir. Il a décidé de pratiquer chaque jour, avec jouissance et obstination, des exercices d’humilité et d’improvisation. Oscillant entre deux claviers, il cherche tour à tour ses mots et ses notes.
Autant qu’un hymne à la musique de jazz comme forme de vie, ce livre est une méditation légère sur nos vocations secrètes, étouffées ou renaissantes. Etre un peu autre que soi, voilà ce qu’une pratique artistique, même modestement mise en œuvre, nous donne à rêver. Tout amateur (l’amateur : celui qui aime) se reconnaîtra dans ces lignes - que son violon d’Ingres se nomme chant lyrique, dessin, théâtre, saxophone ou claquettes.

La honte Folio essais

La honte

Gallimard, Folio essais, 2017

La honte : émotion particulièrement inavouable, à la fois historique et singulière, intime et collective, plus que toute autre, peut-être, extensive, expansive, contagieuse et susceptible de traverser tous les individus sans distinction.
La honte, c’est aussi un des grands ressorts de la littérature. Nous pouvons en effet nous sentir solidaires de quiconque fait l’aveu de sa honte, et singulièrement de celui qui l’écrit, parce que, ayant partie liée avec notre expérience commune, il est celui qui nous dit «honteux lecteur, mon semblable, mon frère».
Plongeant dans les gouffres de la déconsidération de soi, la littérature ose briser avec fracas le «silence sacré de la honte». Relisant de grands textes (Rousseau, Dostoïevski, Kafka, Leiris, Gombrowicz, Duras, Philip Roth, Rushdie, Coetzee…), Jean-Pierre Martin déploie les multiples formes de la honte – intime, sociale, historique, politique – en particulier au cœur du récit des survivants
(Levi, Antelme, Semprun, Seel…), dans la trame du roman des origines (Memmi, Camus, Cohen, Nizan…), à la source du geste même de l’écriture (Gombrowicz).
Ces fragments de discours honteux que tient la littérature, mieux que toute théorie, restituent au plus près l’incessante transformation d’un sujet en un objet.

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La nouvelle surprise de l'amour

La nouvelle surprise de l'amour

Gallimard, 2016

Eva était ma surprise, ma vie recommençait avec elle, il fallait bien que je l’admette. Pour me dédouaner, je fis comme si elle était responsable de notre histoire. J’étais emporté par une force qui me dépassait.
Dans un premier temps, luttant contre mon propre désir, je l’incitai à vivre sa vie.
Je ne voulais pas la retenir. Nous habitions deux continents éloignés. Un océan nous séparait. Le bouleversement qui s’était emparé de moi ne ressemblait à rien de ce que j’avais vécu auparavant. J’étais ailleurs. J’étais transfiguré. A l’approche de la soixantaine, je refis mon éducation sentimentale. Mais à rebours.

L'autre vie d'Orwell

L'autre vie d'Orwell

Gallimard, collection « L'un et l'autre », 2013

« Sur un fond de silence et de solitude, on perçoit le bruissement de la mer. La ferme est seule en contrebas, plus seule encore que je ne l’imaginais d’après les lettres et les descriptions.
Maintenant que je tiens Barnhill sous mes yeux, maintenant que je peux contempler ce paysage, cet océan, que je devine le jardin désormais abandonné, que j’aperçois des restes du verger, maintenant que je peux imaginer l’homme oscillant entre la main à plume et la main à charrue, entre la chambre où s’invente Big Brother et cette vie du dehors livrée aux éléments, à l’écart de l’Histoire, je ne vois pas davantage de raison majeure, de raison tout court qui l’emporterait, qui puisse justifier cette fugue, mis à part ce qui dépasse la raison, une pulsion profonde, une intériorité exigeante, radicale, propulsant assez loin de ce que l’on croit être soi, de la figure de soi que les circonstances ont façonnée, et de ce que l’on passe pour être au regard des autres. »

Eloge de l'apostat ou La réinvention de soi

Éloge de l'apostat, essai sur la réinvention de soi

Le livre de poche, Biblio essais, 2013

« Ne jamais se renier ? Rester fidèle à sa routine, à sa marotte, voire à sa bêtise ? Ne pas se raviser ? Ne pas se dédire ? Pourquoi devrait-on toujours s’éprouver et se reconnaître identique à soi ? Quelle est la légitimité de cette assignation au passé ? Nous sommes des êtres changeants et métamorphiques, pas des soldats de plomb. Ce livre, qui prend sa source dans l’expérience personnelle de l’auteur, envisage l’aventure des écrivains qui ont osé réinventer leur vie, voire en essayer plusieurs. Ce fut le cas en particulier pour Rousseau, Barthes, Duras, Gary ; Koestler, Gide, Vailland, Sartre, Nizan, Semprun, Leiris… Le « devenir autre » fut pour eux un défi, une nécessité tout à la fois éthique, esthétique et existentielle. Le geste qui consiste à briser une allégeance, à s’interrompre soi-même, à entrer dans une vita nova, on l’appellera ici : apostasie. On n’a pas fini d’en décrire la beauté et l’audace. »

Première parution, Le Seuil, Coll. Fiction & Cie. 2010

Queneau Losophe

Queneau Losophe

Gallimard, collection « L'un et l'autre », 2011

« Il m’était apparu que la losophie prenait sa source chez Queneau comme chez moi dans une adolescence chaste, d’origine provinciale, à la recherche d’un impossible système pour contenir le monde, déçue dans sa quête du savoir absolu. Il y avait eu une invention qui était sienne, cela, je ne le contestais pas, il en avait même énoncé un des principes premiers (« Quand je me mets à penser, je ne m’en sors plus »), mais pour cette invention en quelque sorte instinctive, pour cette discipline nouvelle, cette forme de sagesse qui, n’étant ni tout à fait de la littérature ni tout à fait de la philosophie, jouissait du meilleur des deux, il n’avait pas trouvé de nom.
La losophie permettait au passage de réunir les Queneau qu’on a tendance à opposer, et de lui recoudre son habit d’Arlequin. Elle réconciliait le linguiste et le philosophe, le gnostique et le pataphysicien, le croyant épris de sainteté et le poète drolatique pas très catholique.
Les études de philosophie sont des sortes de classes préparatoires à la losophie, à condition qu’entre-temps on ait éprouvé une petite nausée passagère mais salutaire à l’égard de la raideur du concept, et qu’on ait un tant soit peu accédé à la fraîcheur d’exister. »

Les écrivains face à la doxa

Les écrivains face à la doxa

Essai sur le génie hérétique de la littérature, José Corti, 2011

« La doxa n’est pas une maladie grave. Elle est en quelque sorte constitutive de l’être humain. Chacun de nous en porte le virus, qui ne se déclare pas de la même façon chez tous les individus. Le symptôme essentiel de cette affection chronique est la répétition, ou la répétition aggravée, dite psittacisme. Elle exige un traitement de fond (symptomatique à effet différé) adapté à chacune de ses formes variées.
Il en est de même de la doxa littéraire, qui prend de multiples aspects : théoriciste, idolâtre, anti-biographique, doctrinaire — chacun réclamant une médication spécifique.
Dans les cas de crise aiguë, recourir, pour les premiers soins, à quelques pages d’écrivains (parmi lesquels Proust, Péguy, Gracq, Sarraute, Barthes, Gombrowicz...), qu’on aura choisies pour leur pensée libre et inattendue. »

Les liaisons ferroviaires rééd. J'ai lu

Les liaisons ferroviaires

Champ Vallon, 2011 - Réédition, J'ai Lu, 2013

« C’est un sujet inédit. L’amour contemporain. Ne riez pas. Ou plutôt les amours de rencontre. Les amours médiologiques, corrélés à une technologie, suivez-moi bien. On n’a encore jamais vraiment réussi à parler de ça au sens où je l’entends moi : l’amour au temps du TGV, l’amour comme force générale, cœur et corps confondus, comme très grande vitesse de recherche éperdue de l’autre par tous les moyens. »

eloge de l'apostat-2

Eloge de l’apostat

Le Seuil, collection Fiction & Cie, 2010.

Ne pas jamais se renier ? Rester fidèle à sa routine, à sa marotte, voire à sa bêtise ? Ne pas se raviser ? Ne pas se dédire ? Pourquoi devrait-on toujours s’éprouver et se reconnaître identique à soi ? Quelle est la légitimité de cette assignation au passé ? Nous sommes des êtres changeants et métamorphiques, pas des soldats de plomb.



Ce livre, qui prend sa source dans l’expérience personnelle de l’auteur, envisage l’aventure des écrivains qui ont osé réinventer leur vie, voire en essayer plusieurs. Ce fut le cas en particulier pour Rousseau, Barthes, Duras, Gary ; Koestler, Gide, Vailland, Sartre, Nizan, Semprun, Leiris…Le « devenir autre » fut pour eux un défi, une nécessité tout à la fois éthique, esthétique et existentielle.



Le geste qui consiste à briser une allégeance, à s’interrompre soi-même, à entrer dans une vita nova, on l’appellera ici : apostasie. On n’a pas fini d’en décrire la beauté et l’audace.

Le livre des hontes

Le livre des hontes

Le Seuil, collection Fiction & Cie , 2006. Grand Prix de la critique, sélection du prix Renaudot essais. Traduit en russe et en roumain

« On ne s'étonnera pas de trouver dans la honte - émotion particulièrement inavouable, à la fois historique et singulière, intime et collective, plus que toute autre, peut-être, extensive, expansive, contagieuse, susceptible de traverser tous les individus sans distinction - un alcool fort de la littérature. Car si nous pouvons nous sentir solidaires de quiconque fait l'aveu de sa honte, et en particulier de celui qui l'écrit, c'est que ayant partie liée avec notre expérience commune, il est celui qui nous dit : je suis comme vous. Plongeant dans les gouffres de la déconsidération de soi, la littérature ose briser avec fracas le " silence sacré de la honte ". Elle donne à penser, d'une manière plus aventureuse et plus exploratrice que toute théorie, ce phénomène incessant qu'est la transformation d'un sujet en objet. »

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Sabots suédois

Sabots suédois

Roman, Fayard, 2004

« À ses débuts, le jeune baba du Livradois-Forez ne travaillait pas vraiment, du moins pas au sens où ce mot s'emploie d'ordinaire. Il était encore moins prédisposé au commerce. Il était là, simplement. Il menait une vie minimale, presque animale. Il écoutait le chant de la chouette. Il cueillait des myrtilles. Il explorait les coursières. Il vivait d'expédients et d'alcools forts. Il habitait l'Auvergne en poète. Seul, en couple, ou en communauté. Avec ses rituels collectifs. Son rêve aurait été de vivre à la fois dans un grand isolement, à l'écart de tout, et dans l'atmosphère d'un festival rock and folk ininterrompu.»

Henri Michaux, Biographies Gallimard

Henri Michaux, biographie

Gallimard, 2003. Prix Louis Barthou de littérature générale de l’Académie française

« Henri Michaux ne fut pas sans corps, sans famille, sans histoire. « Moi je veux voir et vivre », disait-il, jeune homme. Jusqu'à sa mort, à l'âge de quatre-vingt-cinq ans, il prit mille fois le bateau et le train, migra d'hôtel en hôtel, aima plusieurs femmes, noua de profondes amitiés, scruta les foules, les animaux et les arbres. C'est avec une curiosité intense qu'en lui le peintre et l'écrivain ne cessèrent d'observer le monde.
Parti sur ses traces, Jean-Pierre Martin a enquêté, interrogé des témoins, consulté archives et correspondances inédites. De Namur à Montevideo, de Quito à Knokke-Le Zoute, de Calcutta à Saint-Vaast-la-Hougue, il a visité de nombreux lieux de passage de la comète Michaux, décelant dans l'enfance et l'adolescence belges, dans cette origine détestée, quelques-unes des singularités qui ont façonné un être de fuite. »

Henri Michaux

Henri Michaux

Éditions des Affaires Etrangères, ADPF-Publications, 1999

« Ne me laissez pas pour mort, parce que les journaux auront annoncé que je n'y suis plus. Je me ferai plus humble que je ne suis maintenant. Il le faudra bien. Je compte sur toi, lecteur, sur toi qui va me lire, quelque jour, sur toi lectrice. Ne me laisse pas seul avec les morts comme un soldat sur le front qui ne reçoit pas de lettres. Choisis-moi parmi eux, pour ma grande anxiété et mon grand désir. Parle-moi alors, je t'en prie, j'y compte. » (Henri Michaux, Ecuador).

La bande sonore

La Bande sonore : Beckett, Céline, Duras, Genet, Perec, Pinget, Queneau, Sarraute, Sartre

José Corti, 1998

« J'ai cru rêver qu'un nouvel imaginaire de la voix s'annonçait avec Charles Cros, poète inventeur du phonographe, mais aussi avec Louis Armstrong, trompettiste et scat singer; que les malheurs et les jouissances d'une mythologie moderne de la voix se perpétuaient entre les deux guerres et, plus récemment, à une époque qui voulut redonner parole aux murs, voix aux minorités.
J'ai cru entendre, dans des romans de voix, les échos d'une amplification ambiante, de cet assourdissement du monde où se mêlent voix médiatique, rythmes nouveaux et murmure des conversations.
J'ai voulu imaginer que le roman du XXe siècle s'était écrit, presque sans le savoir, à l'ère du jazz entendue en un sens très large, à l'ère de la voix déchirée entre le verbe de la communauté et le verbe de l'écrivain. »

Corner line

Corner-line

Paroles d'Aube, 1998 (épuisé)

« Or juste le dimanche de la semaine où l'on arrive à Craoua, vous me croirez si vous voulez, eh bien ce dimanche-là, ce fut précisément celui du fameux match Trouf-Craoua, ce derby qui annonça une ère nouvelle, où l'on vit l'effondrement inattendu des Troufois au profit des Craouais. Et j'ai crié, crié, crié victoire. Je me suis présenté sur le champ comme un craouais de souche qui écrasait Trouf huits buts à zéro. Alors même que je venais de Trouf ! J'en rougis encore. C'est que j'avais immédiatement senti le vent tourner. J'ai en quelque sorte anticipé l'exode massif qui a suivi. Dès le pénalty accordé aux Craouais sur la pression de la foule en furie à la deuxième minute. Ça valait mieux pour moi. Il suffisait de prendre l'accent de Craoua, de faire oublier que j'étais de Trouf. J'étais jeune, adaptable, je m'y fis. Personne ne sut que j'avais été Troufois dans mon enfance.
Ah, comme j'ai bien fait ! »

Le piano d'Epictète

Le Piano d'Épictète, récits

José Corti, 1995

« Un pianiste de bar passionné par le be-bop et les stoïciens • Un lecteur fou qui reçoit dans sa boîte aux lettres des messages de ses écrivains chéris • Un écrivain fasciné par l'art quotidien d'une cuisinière • Un couple préhistorique qui assiste, de sa caverne, à la naissance de la société de consommation • Un contemplatif irrésistiblement emporté dans une méditation autour des seins • Un pays où les hommes de lettres sont au pouvoir.
Entre ces morceaux apparemment disparates : le petit fil secret d'une histoire — sans doute celle d'une sagesse impossible à trouver. La littérature, pourrait-on croire, conduirait à cette sagesse. Mais sa passion est étouffante. Et l'on aimerait qu'elle respire dans le bruit du monde. »

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Le laminoir

Le Laminoir

Roman, Champ Vallon, 1995

« Tout a commencé par une vision: durant un cours de philosophie à la Sorbonne la Madone des métallos est apparue au jeune Simon. Dès lors, le voici voué à caboter d’usine en usine, à errer entre petits chefs et petites frappes, entre patrons et matons. Dernière escale : un laminoir. Entre ironie et nostalgie, ce roman raconte une aventure déjà lointaine : celle qu'on a appelée " l'établissement», au temps où des jeunes intellectuels allaient travailler en usine. D’un tel voyage (de St Nazaire à St Etienne), seule la fiction pouvait témoigner. »

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Henri Michaux écritures de soi expatriations

Henri Michaux

Écritures de soi, expatriations, José Corti, 1994 (Prix Rhône-Alpes du Livre 1994)

« Ce livre tente de restituer l’histoire de l’œuvre multiforme de Michaux, sa fabrique et sa généalogie, ses infléchissements, à partir des années de formation jusque dans l’après guerre. Il dévoile des imprégnations essentielles (en particulier du côté des mystiques, de l’histoire naturelle et de la psychologie), masquées par l’auteur. Des premiers textes aux grands recueils, de Qui je fus à La vie dans les plis, des récits de voyage (Ecuador et Un barbare en Asie) aux ethnographies imaginaires (regroupées dans Ailleurs), se manifeste un désir d’échapper au groupe, à l'assignation à résidence. Les modalités de la fuite, cependant, ne cessent de s'infléchir. Prendre la mesure de cette diversité, c'est reconnaître aussi que cette œuvre a bien vieilli, que Michaux a su constamment chercher de nouvelles réponses esthétiques. »

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