Directions d’ouvrages

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Les Temps modernes, L'énigme Artaud

Janvier-avril 2016, avant-propos et coordination du numéro

« Revenir sur Artaud, c’est aussi contribuer au bilan d’une pensée critique où, depuis une cinquantaine d’années, il a occupé une place privilégiée. Ce dossier juxtapose des approches extrêmement diverses - lectures incandescentes ou répulsives, sensibles ou savantes, textes tantôt empathiques, tantôt à rebrousse-poil, tantôt analytiques, tantôt fragmentaires. Il invite, loin des imageries trop familières ou convenues, à s’interroger sur les façons multiples d' éprouver Artaud, de le lire et de le commenter, mais aussi à réfléchir, sans tabou et sans sacralisation, sur des questions plus larges concernant notre rapport à l’art et à la folie, à l’œuvre travaillée par la fureur et la “fièvre pensante”. » J.-P. M.

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Les Temps modernes, Ouvriers volontaires

Juillet -octobre 2015, avant-propos et coordination du numéro

« Cette histoire est multiple. C’est donc de multiples façons que j’ai voulu l’aborder. En lui donnant divers éclairages, les uns plus théoriques (réflexions sociologiques, philosophiques, historiques sur le contexte politique et sur les prédécesseurs), les autres résolument ancrés dans un vécu existentiel (récits d’ex-établis parmi lesquels beaucoup n’avaient encore jamais témoigné), d’autres faisant référence à l’Europe ou aux Etats-Unis. Pour ceux qui imaginent dans les Trente Glorieuses un paradis perdu, beaucoup de ces récits rappellent à notre bon souvenir les conditions de travail souvent inhumaines qui ont rendu possible cette période de prospérité. Retracer l’histoire des ouvriers volontaires avant et après 68, c’est faire revivre une migration sociale et géographique exceptionnelle par son ampleur et sa singularité, c’est aussi replonger dans la France ouvrière d’une époque récente, qui n’est pas sans enseignements pour la nôtre. » J.-P. M.

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Les Temps modernes, Critiques de la critique

Février 2013, avant-propos et coordination du numéro

« La critique aujourd’hui est assez unanimement décriée. Au-delà de la déploration ou de la nostalgie d’un âge d’or qui n’a sans doute jamais existé, nous avons voulu procéder à un bilan qui ne s’en tient pas à la plainte et qui, s’il ne prétend pas à l’exhaustivité, fait état d’un contraste, parfois même d’un différend notoire. Dans ce but, ce numéro des Temps modernes a fait appel à des journalistes, des écrivains, et des universitaires reconnus dont le seul point commun est de se risquer à une activité périlleuse dont les enjeux sont plus importants qu’on veut bien le laisser croire. La diversité des points de vue expose les termes d’une guerre tantôt sourde, tantôt déclarée. Que ce sujet reste aussi polémique est en un sens rassurant : il prouve que la critique, quoiqu’on en dise, reste vivante. » J.-P.M.

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Le Monde, « Hors série Duras »

Juillet-août 2012, direction du numéro, éditoriaux

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Queneau tous azimuts, (avec Daniel Delbreil)

Éditions Calliopées, 2012

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Bourdieu et la littérature

Éditions Cécile Defaut, 2010

« La question des rapports entre Bourdieu et la littérature reste un sujet explosif ; raison de plus pour l’aborder de front. Et sa leçon est décapante : la notion de littérature, le mot lui-même où nous croyions nous reconnaître, n’apparaissent plus comme des évidences... »

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Colères d’écrivains (avec Martine Boyer-Weinmann)

Éditions Cécile Defaut, 2009

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Écrire après Auschwitz (avec Karsten Garscha et Bruno Gelas)

Éditions P.U.L., 2006.

Comment des œuvres se sont-elles construites, en France et en Allemagne, sur les ruines de la mémoire de l'holocauste et de la seconde guerre mondiale, contre l'oubli, voire l'amnésie ? Comment, plus que d'autres, certaines œuvres ne furent-elles possibles qu'à partir de cette mémoire en lambeaux ? Comment en tirent-elles leur origine et se continuent-elles dans la remémoration réitérée, obsessionnelle, à travers des expériences directes ou indirectes, d'une rencontre traumatisante avec la catastrophe de l'Histoire ? Des universitaires de Lyon et de Frankfurt interrogent ensemble les œuvres de quelques auteurs de langue allemande et de langue française : Robert Antelme, Jean Cayrol, Paul Celan, Marguerite Duras, Armand Gatti, Georges-Arthur Goldschmidt, Georges Hyvernaud, Lilli Jahn, Heinar Kipphardt, Winfried Georg Sebald, Jorge Semprun, Ernst Wiechert, Theodor Wiesengrund-Adorno.

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L’invention critique

Éditions Cécile Defaut, 2004

Qu’est-ce que cela pourrait bien être, une invention critique ? Ce serait une affaire obscure, mystérieuse, apparemment dérisoire, cependant essentielle, où tout se jouerait du tout de la littérature, tout, dans l’ordre du concept, de l’affect et du récit, tout parfois à partir d’un petit rien, d’un petit texte, d’une œuvre ou d’un phrasé. A ceux qui affirment tout net qu’il n’y a plus de critique, posez la même question qu’à ceux qui prétendent qu’il n’y a plus de littérature. Demandez-leur : que lisez-vous ?

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Lire Perros (avec Jean-Claude Corger)

Éditions P.U.L., 1995

« Il ne faut pas être n'importe qui pour être n'importe qui », disait Perros, cet aristocrate de la vie ordinaire, ce solitaire aux amitiés précieuses, ce sédentaire qui savait aussi ne pas tenir en place. Il a passé l'essentiel de sa vie à écrire sans jamais poser à l'écrivain, sans même trop se soucier de publier. Mais cette insouciance apparente n'est que l'envers d'une nécessité impérieuse, celle d'écrire au contact d'une expérience immédiate, qu'il s'agisse de la rencontre de bistrot ou de la lecture de Rilke ou de Kierkegaard. Ce Perros dont le présent livre cherche à explorer les multiples facettes, un Perros tour à tour « noteur », lecteur, critique, poète ou épistolier, c'est au fond toujours le même Perros, à l'affût et à l'écoute, aux prises, toujours dans l'urgence, avec la double exigence de vivre et d'écrire, de « vivre-écrire ».

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